Dans l’Église catholique, sont appelées « vierges consacrées » des femmes qui ont été consacrées à Dieu par l’évêque diocésain selon un rituel très ancien : « la consécration des vierges ».

Dès les premiers siècles de l’Église et avant que ne se forment des communautés religieuses, une consécration nuptiale, liturgique, solennelle était proposée à des femmes qui vivaient « dans le monde » (cf. sainteGeneviève au 5è s.). Au fil des ans, cette consécration a toujours continué à être conférée, mais fut de plus en plus réservée à des moniales de vie cloîtrée. Cependant, dans l’élan du ‘retour aux sources’ qui a caractérisé le dernier concile, on a vu réapparaître cette première forme de vie consacrée féminine, qui connaît actuellement un grand renouveau.

Aujourd’hui, on trouve plusieurs milliers de vierges consacrées réparties dans les cinq continents. Elles sont membres du même Ordo virginum (ordre des vierges) tout en ayant des modes de vie, des professions, des engagements dans l’Église et dans la société extrêmement divers.

Toutes les vierges consacrées ont cependant comme trésor commun le fait d’avoir reçu un appel à une vie de prière intense, orientée vers ce qui constitue le cœur de leur vocation : la contemplation du mystère de l’Alliance. Elles sont appelées à vivre d’une manière spéciale ces ‘épousailles’ que Dieu offre à chaque être humain dans le baptême. Par ailleurs « vouées au service de l’Église », elles cherchent – chacune selon ses propres charismes – à hâter le jour où « les Noces de l’Agneau », avec l’humanité tout entière réconciliée, seront pleinement réalisées. Ainsi les vierges consacrées deviennent-elles « Signes de l’Amour de l’Église pour le Christ ».

« L’Esprit et l’Épouse disent : “ Viens !” »     (Ap 22,17)